Sociétés en mutation en Méditerranée (SoMuM)

L'Institut d'établissement
SoMuM (Sociétés en mutation en Méditerranée)

 

 

Au moment où la Méditerranée connaît une actualité de plus en plus grande dans divers domaines (politique, culturel, médiatique), où sa situation actuelle la place au centre de problématiques qui représentent des enjeux majeurs pour la planète entière (risques naturels, modifications de la diversité biologique, répartition des ressources, crispation des rapports politiques, économiques et sociaux nord-sud, conflits, flux migratoires et nouvelles mobilités, urbanisation, littoralisation, protection patrimoniale), l’Université d’Aix-Marseille se propose, en s’appuyant sur un partenariat équilibré avec le CNRS, de rassembler, dans une logique de site, ses forces les plus significatives dans le domaine. La consolidation d’une recherche innovante et indépendante en sciences humaines et sociales à l’échelle de la Méditerranée permettrait de rendre plus intelligible ce tissu de similarités et de différences, de proximités et de barrières qu’est le monde méditerranéen, de mettre en évidence des affinités et des différences pour transcender les taxinomies préconçues, et réduire la portée de stéréotypes qui, diffusés dans les discours parascientifiques et dans la société civile, tout en attestant d’un déficit de connaissance chronique, ne manquent pas d’accentuer les malentendus et exacerber les tensions.

 

Autour de la Maison Méditerranéenne des Sciences de l’Homme, de ses compétences et de ses services d’appui à la recherche, s’est constitué en 2011 un laboratoire d’excellence, le LabexMed, qui regroupait, sur un très vaste compas disciplinaire, 16 unités mixtes de recherche, toutes sous tutelle (principale ou secondaire) de l’Université d’Aix-Marseille : 11 laboratoires composants de la MMSH et 5 autres laboratoires partenaires (dont le CERIC) en vue d’un élargissement disciplinaire, de nouvelles synergies et transversalités. Etaient également associés au LabexMed l’EHESS, l’IRD, l’Université d’Avignon et le CNRS. L’ensemble représentait un potentiel de recherche de près de 500 collaborateurs permanents (enseignants-chercheurs, chercheurs, personnels administratifs et techniques) et environ 800 doctorants.

 

L’objectif, avec cette structuration renforcée des études méditerranéennes sur le site d’Aix-Marseille, était d’ouvrir la voie à de nouveaux partenariats et collaborations, d’inscrire durablement dans le paysage scientifique l’apport des SHS à la connaissance de la Méditerranée, de consolider les capacités locales de coordination et de pilotage de réseaux de recherche thématiques nationaux et internationaux, de favoriser par une mobilité croissante, en particulier des doctorants et des jeunes docteurs, l’émergence d’une communauté scientifique, en Méditerranée, ouverte à de nouveaux usages collaboratifs permettant le partage des données, des outils et des méthodes, en mettant notamment au cœur de ses pratiques le développement et l’appropriation des Digital Humanities.

 

 

 

 

À compter de janvier 2020, l’institut Sociétés en mutation en Méditerranée (SoMuM) prend la suite du LabexMed. Il regroupe 11 unités de recherche rattachées à la Faculté des arts, lettres, langues et sciences humaines, à la Maison méditerranéenne des sciences de l’homme et à la Faculté de droit et de science politique. Y sont également attachées deux Écoles doctorales : l’ED 355 Espaces cultures sociétés et l’ED 67 Sciences juridiques et politiques.

Deux organismes de recherche y sont associés : le Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS) et l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD), ainsi que deux grandes écoles : Sciences Po Aix et l’Ecole des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS).

 

Les principaux objectifs de SoMuM en matière de formation résident, d’une part, dans la création, à horizon 2023-2024, d’un Master Etudes méditerranéennes et, d’autre part, dans le développement d’actions en lien avec le doctorat. Le futur Master Etudes méditerranéennes sera bâti autour de 8 mentions de Master identifiées comme pertinentes sur la question des études méditerranéennes (pour les SHS, histoire ; géographie ; anthropologie ; sociologie ; histoire de l’art ; études européennes ; parcours mondes arabe, musulman et hamito-sémitique du Master Langues et sociétés ; pour les sciences juridiques, droit international et droit européen). Par ailleurs, un programme de formation doctorale a été mis en place en direction des doctorants intéressés par les questions méditerranéennes. Est également envisagé le soutien financier aux doctorants au titre de différents dispositifs (label doctorat européen, bourses CIFRE, opportunités de post-doctorat dans le cadre de Civis, etc).

 

En matière de recherche, SoMuM promeut des études interdisciplinaires et internationales en sciences humaines et sociales. Son objectif est d’analyser les sociétés autour de la Méditerranée, de l’Europe à l’Afrique et au Moyen-Orient, en tant que champ d’expérimentation de nouvelles questions sociales et observatoire de défis mondiaux à relever. La recherche y est donc structurée autour de trois axes scientifiques : transitions, déstabilisations durables et crises ; dynamiques, circulations et héritages culturels ; recompositions territoriales et interactions. SoMuM a donc pour but d’accompagner des recherches empiriques, comparatives, prospectives ainsi que des travaux méthodologiques, tout en veillant à l’implication des étudiants dès le niveau Master. Rencontres scientifiques, soutien aux projets de recherche collaborative, accès aux terrains, internationalisation des recherches et co-financement de post-doctorants font ainsi partie des priorités scientifiques de SoMuM.